Présence de Tropilaelaps dans des territoires proches de l’UE : une menace de plus en plus sérieuse pour la filière apicole européenne.
L’acarien du genre Tropilaelaps est un danger sanitaire pour toute la filière apicole. Sa morphologie se rapproche de celle de Varroa, mais il se multiplie beaucoup plus rapidement que ce dernier.
Il existe 4 espèces de Tropilaelaps (clareae, mercedesae, koenigerum et thai). La plus préoccupante pour l’Union Européenne est T. mercedesae.
Au début des années 2000, l’espèce Tropilaelaps mercedesae s’est progressivement déplacée d’Asie orientale vers le continent européen (Russie occidentale en 2021 et Géorgie en 2024). Sa présence a été signalée en Azerbaïdjan, en Crimée, en Ukraine, en Moldavie et en Biélorussie, mais n’a pas été confirmée à l’OMSA.
Le 31 août 2026, la Turquie a notifié à l’OMSA la présence de Tropilaelaps dans l’est de son territoire, à sa frontière avec la Géorgie. La Turquie est un pays de forte production apicole, marquée par une intense activité de transhumance qui pourrait favoriser la diffusion rapide de l’acarien à l’intérieur du pays.
L’AFSCA rappelle que l’importation de reines d’abeilles en provenance de pays tiers n’est autorisée que sous couvert d’un certificat sanitaire. Lors de leur arrivée à destination sur le territoire belge, l’importateur contacte son ULC, et les accompagnatrices ainsi que tout le matériel accompagnant les reines d’abeilles mellifères, y compris les œufs et les larves, doivent être analysés par Sciensano.
Le laboratoire européen de référence ANSES rappelle qu’il n’y a pas de traitement efficace contre Tropilaelaps, et qu’une fois établi, il ne peut plus être éradiqué (ndlr : à l’instar du Varroa). La vigilance est essentielle pour assurer sa détection précoce. En cas de doute sur la présence ou non de cet acarien, l’apiculteur contactera son vétérinaire pour prélever un échantillon de couvain qui devra être analysé à Sciensano. Il informera son ULC de cette suspicion. |