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MARS 2012          


   
FOYER DE BRUCELLOSE EN PROVINCE DE NAMUR

La Belgique a été fortement contaminée par la brucellose (Brucella abortus) jusqu'à la fin des années 80. La Belgique a été déclarée officiellement indemne de brucellose le 25 juin 2003 par la Commission européenne.

Ce statut indemne avait été obtenu grâce à un programme d'éradication et de monitoring intense, réalisé de façon efficace grâce à la collaboration des vétérinaires et agriculteurs.
Pour obtenir ce statut, près de 1.000.000 d'analyses avaient dû être effectuées annuellement pendant 3 ans (sérologie sur les vaches allaitantes de plus de 2 ans et lors d'achats, analyses de lait de tank, analyses lors d'avortement,…). Pendant les 5 années qui ont suivi l'obtention du statut, une surveillance allégée a été organisée, représentant encore près de 300.000 analyses annuellement.

Dès 2009, le statut acquis depuis 5 ans a permis d'élaborer une nouvelle politique sanitaire:
  • maintien d'un niveau de surveillance de base pour les maladies réglementées comme la brucellose;
  • politique plus axée sur les animaux à risque (analyses lors des avortements);
  • "ouverture" à l'analyse d'autres maladies non réglementées lors des avortements, à notification obligatoire (protocole avortement).

En novembre-décembre 2010, un cas de brucellose avait été découvert dans la province de Liège.

Le statut « indemne de brucellose » avait été confirmé par la Commission européenne le 11/01/2011, après présentation par la Belgique des mesures prises et de la bonne gestion dans le cadre de la découverte de ce foyer.

Durant l'hiver 2011-2012, 810 exploitations avaient été échantillonnées (19.549 échantillons) dans le cadre de la surveillance épidémiologique et aucun cas de brucellose n'avait été mis en évidence.


Foyer en province de Namur:

Suite à un vêlage par césarienne (veau mort, 10 jours avant terme) le 23 février 2012, Les examens effectués dans le cadre du protocole avortement ont mis en évidence Brucella abortus (sérologie de la mère et culture sur le veau). Quelques jours plus tard, un autre veau mort, né à terme, a été confirmé positif. Les analyses indiquent que près de 10% des bovins de la ferme étaient séro-positifs. Tous les bovins du foyer doivent être abattus.

L'Agence souligne la bonne collaboration de l'éleveur et des vétérinaires concernés.

Une enquête épidémiologique est en cours. Près de 200 troupeaux de contact ont déjà été identifiés (contacts directs ou indirects), immédiatement bloqués, et un premier bilan a été ordonné. Il s'agit d'une part des troupeaux voisins de l'exploitation ou des pâtures, des animaux entrés ou sortis du foyer et d'autre part des exploitations ayant eu des contacts indirects via les marchands, les concours ou les vétérinaires.
Ces exploitations ont reçu un courrier la semaine dernière leur notifiant la suspension de leur statut sanitaire et les mesures à prendre. De manière générale, les bovins de ces exploitations de contact sont bloqués. La mise en prairie est interdite et 2 bilans sérologiques doivent être réalisés à 6-8 semaines d'intervalle.
Des mises en pâture d'animaux non-gestant pourront être autorisées en fonction du niveau de risque de chaque exploitation, du résultat des analyses sérologiques du premier bilan (qui doit être fait dans les 15 ou 21 jours selon le risque) et des enquêtes épidémiologiques. Le responsable devra s'engager à faire les prises de sang du second bilan dans les délais impartis. Les mesures seront entièrement levées si le second bilan est négatif. 

Tous les prélèvements de sang de bovins parvenant à l'ARSIA / la DGZ seront temporairement analysés également pour la brucellose (achats,…). Une analyse de lait de tank sur l'ensemble du territoire est également programmée.

Un deuxième bovin, originaire du premier foyer et identifié grâce au "tracing on" de l'enquête épidémiologique, vient d'être confirmé positif dans une exploitation de la province de Flandre Orientale.

Cette situation rappelle encore une fois l'importance cruciale de respecter la législation relative aux avortements bovins, en notifiant chaque avortement aux associations régionales de santé animale (DGZ et ARSIA) dans le cadre du protocole d'avortement financé par l'AFSCA.

Il est également d'autant plus important de respecter scrupuleusement les mesures d'hygiène lors de vos visites en ferme, en particulier la désinfection des bottes et du matériel, et si possible le port de vêtements propres à l'exploitation ou a usage unique.
Etant donné que dans le cas des femelles pleines, les Brucella s'installent surtout et en forte quantité dans le placenta, les enveloppes fœtales et le fœtus, des précautions particulières sont indiquées lors des actes obstétriques (vêlage, césarienne, diagnostic de gestation,…).

Pour de plus amples informations relatives à la brucellose, voir notre page web:
http://www.favv-afsca.fgov.be/santeanimale/brucellose/

 
 

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